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C'est de ces deux points que, dans la nuit du 9 au 10 septembre, ils envoyèrent 80 obus sur Nancy, faisant 8 morts et 9 blessés. Le royaume de Zabota. Guyot, et le délégué régional, M. Il prendra ses fonctions le 1er novembre pour un mandat de 5 années. L'objectif étant d'aboutir à des propositions citoyennes de loi. C'est là une charge écrasante, pour l'accomplissement de laquelle il a fallu à M.

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C'est le cas en Algérie par exemple Acte 29 et 30 10 manifestants ont été recensés dans toute la France, dont 1 à Paris à 18H selon le ministère de l'Intérieur. Selon une première estimation du Nombre jaune, proche des manifestants, 19 personnes ont été recensées à travers la France.

Selon Le Nombre jaune, proche des manifestants, il y aurait eu 23 manifestants minimum en France pour l'acte 29 du mouvement la semaine dernière. Le ministère de l'Intérieur en a lui recensé 9 RT L'objectif étant d'aboutir à des propositions citoyennes de loi. Son but : élaborer de réelles propositions de loi.

Le traitement des données recueillies sur la plateforme a été effectué par des chercheurs. Pour ce faire, des laboratoires de recherche universitaire dont ceux de l'université Lyon2, de l'ENS et le laboratoire Triangle, ou encore le CNRS ont été mis à contribution.

LVOG - Avec la caution du gouvernement. Les assemblées citoyennes délibératives étaient prévues par les préconisations de la Commission nationale du débat public CNDP , l'organisme qui a assuré le suivi du grand débat national initié par le gouvernement. Par quel biais vont-ils faire voter leurs propositions de loi?

Vont-il interpeller les députés pour qu'ils soient leurs porte-voix? Ou tenteront-ils d'autres procédés? Tout cela sera décidé en assemblée d'ici l'automne. Guerre idéologique et psychologique de nos ennemis.

Instrumentalisation du réchauffement climatique - Greta Thunberg reçoit le prix le plus prestigieux d'Amnesty International - AFP L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a annoncé vendredi décerner son prix le plus prestigieux à l'adolescente suédoise Greta Thunberg, égérie du combat pour le climat.

Et oiseau de malheur ou le communautarisme à l'honneur. Le successeur de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission devra être accepté par le Conseil des chefs d'Etat et de gouvernements des 28 pays membres et sa désignation sera au coeur de leur prochain sommet les 20 et 21 juin.

Il prendra ses fonctions le 1er novembre pour un mandat de 5 années. L'effet Bilderberg et la fabrication du consentement.

Réponse : Le maître du système solaire, de la galaxie, de l'univers : Yannick Jadot dans un entretien au Monde mercredi. Source : AFP Qui a dit? LVOG - Quand une illusion criminelle en chasse une autre. Notre travail politique en tant qu'écologistes c'est de consolider cette offre politique", a-t-il expliqué.

Il faudra ensuite "construire un arc progressiste, humaniste, pour prendre le pouvoir, mais ça ne sera pas les écologistes tous seuls", a-t-il assuré.

Avec qui y travailler? Ceux issus de la gauche "sensibles aux valeurs des Lumières, de solidarité", ceux qui ne se sont "jamais fixés entre la droite et la gauche", "et même d'ailleurs ceux qui ont pu voter à droite par le passé et ne se sentent pas à l'aise ni avec l'offre libérale d'Emmanuel Macron ni avec le repli xénophobe, nationaliste, de l'extrême droite". Cormand a précisé qu'EELV comptait aujourd'hui "autour de 6.

En fait, c'est comme avec le PS ou le PCF, vous soustrayez les élus et les morpions qui s'y fixent et il ne reste plus personne. Quand on pense qu'il y en a qui en avaient fait les bases de leur stratégie, on se demande où ils avaient vraiment la tête, pas vraiment tournée vers le socialisme Ils "sont politiquement compatibles avec le centre gauche comme le centre droit. Cette poussée verte en Europe a "à voir à la fois avec une ouverture des frontières et un attachement à nos écosystèmes, ou à un régionalisme : on est en train de voir quelque chose qui transforme notre boussole politique", estime M.

Les membres du groupe Verts au Parlement ont bonne réputation, et connaissent les processus, les alliances et le travail en groupe transfrontalier entre Etats membres. Sébastien Maillard, directeur de l'Institut Jacques Delors, souligne ainsi leur "sérieux au Parlement européen". En Allemagne, les Verts sont politiquement compatibles avec le centre gauche comme le centre droit.

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Ils sont présents dans de nombreux gouvernements régionaux, qu'ils soient de gauche à Berlin par exemple ou de droite comme dans le Bade-Wurtemberg. AFP 27 mai La boboïtude parisienne le confirme. Les pouvoirs des administrateurs-surveillants des autres établissements furent aussi étendus : c'est ainsi que M. Maringer et de l'Hôpital Villemin, et que M.

Trois membres de la Commission, MM. Gustave Simon, Edouard Barthélémy et Louis Bussière, membres également du Conseil municipal, appelés de ce fait à siéger à toute heure à l'Hôtel de Ville, devaient se dépenser avec un infatigable dévouement dans leur double fonction. A partir du 2 août commença une période d'activité particulièrement fiévreuse : tous les soins et tous les instants furent consacrés à l'installation de nos hôpitaux et des formations annexes que l'on put ouvrir.

Le directeur-économe, ainsi qu'il en avait été chargé, était allé demander au directeur du Service de Santé du 20e Corps de lui indiquer ie rôle qu'il réservait à nos établissements.

Le médecininspecteur-directeur objecta que le Service de Santé ne pouvait reconnaître nos hôpitaux qui étaient purement civils, attendu que les instructions ne prévoyaient que les hôpitaux militaires, les hôpitaux mixtes et les hôpitaux auxiliaires des trois grandes sociétés de la Croix-Rouge française reconnues par l'Etat.

Pour ne pas perdre de temps, la Commission administrative pensa solliciter de la Société de Secours aux Blessés - 5 — militaires une affiliation théorique, étant entendu que, comme fonctionnement, nos hôpitaux conserveraient leur entière autonomie. Albert Jambois, ordonnateur, fut prié de faire une démarche dans ce sens auprès de M. Après avoir déclaré le 1er août la guerre à la Russie, elle la déclarait le 3 à la France.

Il n'y avait plus alors de doute ; il fallait activement poursuivre les préparatifs commencés, pour être prêts dès les premiers besoins.

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Albert Jambois avait vu M. Guyot qui, ayant immédiatement réservé le meilleur accueil à la demande de la Commission administrative, voulut bien venir lui-même conférer avec elle. Au cours de l'entretien, l'affiliation de nos hôpitaux à la Société de Secours aux Blessés fat décidée séance tenante et sans antres formalités, et M.

Guyot, en accord avec M. Ambroise, délégué régional, consentit même à mettre, à titre temporaire, à notre disposition, des équipes de brancardiers. Le Service de Santé militaire, prévenu de cette affiliation, nous fit connaître son agrément et le directeur, M. La veille nous avions adressé à M. Krug lui proposa l'hôpital Villemin. Le médecin-inspecteur l'ayant visité s'en déclara très satisfait et se retira après avoir promis de faire mettre à notre disposition 1.

En même temps aboutirent les pourparlers engagés avec M. Olivier, secrétaire de l'Université, voulurent bien apporter leur concours le plus dévoué à l'installation en ambulance des locaux de l'établissement, à la mise en état desquels collaborèrent un certain nombre de religieuses de l'Hôpital civil, de dames et jeunes filles infirmières volontaires, et plus particulièrement Mme et Mlle Gabrielle Olivier.

Les bureaux furent installés dans l'ancienne salle des gardes et dans l'antichambre par où on accédait autrefois, au temps des missions royales, à la chambre à coucher du roi Stanislas. Les grandes salles des 1er et 2" étages furent aménagées en salles de malades, et les locaux du pavillon Saint-Charles furent organisés pour parer aux besoins futurs.

Dans cette organisation, nous devons plus particulièrement rendre hommage à M. Nicklès, de regrettée mémoire, et à M. Olivier, ainsi qu'à M""' et Mlle G. Olivier qui, plus lard, apportèrent LUI très large concours à la Commission administrative dans le fonctionnement de l'établissement, qui prit le nom d'Hôpital de l'ancien Grand-Séminaire.

Henri Olivier assura en effet les fonctions d'administrateur local, M"c' G. Olivier, celles de directrice, et M""' Olivier, celles d'économe. Ultérieurement, l'hôpital abrita des hospitalisés militaires des centres de mécanothérapie, d'électrothérapie, de neurologie et, enfin, de kinésithérapie dont nous reparlerons plus-loin.

Menant de front plusieurs installations, la Commission organisa également en ambulance la maison Marin et l'immeuble attenant, dénommé maison Aron. On y installa des couchettes militaires et on compléta l'organisation avec des meubles de fortune de façon à permettre l'hospitalisation de malades. Ces deux maisons, réunies sous une même direction, prirent le nom d'Hôpital Marin.

Le service médical fut confié à M. Il fut assisté plus spécialement à l'Hôpital Marin par MM. La direction locale fut confiée à Soeur Ferdinand Burtin, sous la surveillance générale de Mmc la Supérieure de l'Hôpital civil. Les travaux provisoires que la Commission administrative avait d'autre part ordonnés pour mettre l'Hôpital Villemin en état de fonctionner furent rapidement achevés.

Des lits militaires y furent installés et l'ameublement complété par du mobilier réquisitionné. M" 11' la Supérieure générale de la Congrégation des Soeurs de Saint-Charles consentit, de son côté, à mettre à la disposition de la Commission administrative sa secrétaire, Mmc Soeur Victoire Bourquin, qui assura pendant plusieurs mois, avec un esprit d'initiative et d'organisation qui lui l'ont honneur, les fonctions de supérieure de l'établissement.

Plus tard, le besoin de sa présence à la Maison-mère s'étant - 8 — fait sentir, elle fut remplacée dans ses fonctions à l'Hôpital Villemin par une religieuse de l'Hôpital civil, Soeur Laurence Duval, qui s'y dévoua, sans compter avec ses forces, au point que son état de santé s'en altéra profondément.

L'Hôpital H.

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Maringer avait été aussi complété comme installation. Sa capacité d'hospitalisation avait été augmentée avec des lits militaires. Cet établissement, placé sous la direction de Soeur Rose Prieur, abrita jusqu'à blessés qui reçurent les soins les plus attentifs de M.

Ce praticien voulut bien en effet prêter son concours dans la direction médicale. Guidon, chirurgien-dentiste à Nancy, et de plusieurs étudiants étrangers. Réservé exclusivement pendant les premiers mois de la guerre aux blessés militaires, l'Hôpital H. Maringer vint compléter la puissante organisation chirurgicale de l'Hôpital civil.

Ultérieurement, des services de spécialités, dont nous aurons l'occasion de parler, y furent installés. En même temps qu'on dépensait une activité fiévreuse à mettre sur pied tous les établissements que nous venons de citer, il s'accomplissait à l'Hôpital civil un énorme travail de préparation et de transformation.

Cet hôpital devait être le centre d'action de l'hospitalisation de guerre assumée par la Commission : il fallait donc y créer un organisme qui puisse répondre aux efforts que l'on en attendait. Si complexes que puissent paraître les organisations multiples qui y furent improvisées, la tâche ne fut pas trop lourde, grâce à l'intelligente initiative et à l'activité de Mme la Supérieure, Soeur Louise Barrot, qui fit preuve d'un réel talent d'organisatrice, tirant de tous les concours qui s'étaient offerts le maximum de rendement.

Elle sut mettre chacun à sa place, et, avec les qualités remarquables que tout le monde lui connaît et qui font le charme de son caractère, el]e sut conserve]- envers son personnel et ses malades la douce autorité qui convenait. Vis-à-vis des dames et des jeunes filles qui étaient venues s'offrir, elle fut l'amie et le guide, entourée de respect el d'affection. En quelques jours, les grands services de chirurgie et de médecine furent prêts ; le service d'ophtalmologie, celui d'urologie, celui d oto-rhino-laryngologie, ceux de la médecine et de la chirurgie infantiles furent transformés en services de chirurgie générale.

Des lits militaires furent installés dans tous les locaux disponibles pouponnière, ancien pavillon de contagieux, galeries fermées, etc. Michel, qui ne fut mobilisé que deux années plus tard ; M. Rothé, professeur à la Faculté des Sciences, en l'absence du chef de travaux, M. Nous aurons, au cours de ce travail, l'occasion de retracer plus en détail l'oeuvre de guerre accomplie par notre Hôpital central Hôpital civil , qui n'en a pas moins rempli pour cela, vis-à-vis des populations civiles, ses devoirs légaux d'assistance.

Ajoutons cependant que la Commission réserva aux officiers malades ou blessés la Pension BonSecours, dont la merveilleuse organisation fut fort appréciée, par ceux qui y furent traités. Voulant apporter à l'armée son concours le plus large possible, la Commission compléta ses installations par la création, à l'Hospice Saint-Julien, d'un service de petits blessés de 50 lits, qui fonctionna pendant toute la durée des batailles du Grand-Couronné, avec le concours de médecins militaires et celui, des plus dévoués, de M"c Joséphine Mondlange, externe des hôpitaux.

La direction en fut assurée par Soeur Joseph Arnaud, supérieure de l'établissement, — 10 — qui, malgré son âge et les charges déjà très lourdes de ses fonctions habituelles, prodigua ses soins maternels aux blessés qui lui furent confiés.

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L'Hospice Saint-Stanislas fut le seul établissement où la Commission administrative, ne créa pas, en raison de sa population infantile, d'organisation militaire. Mais sous la direction de Soeur Hippolyte Hacquard, supérieure, nos petits orphelins travaillèrent activement, pendant les premiers mois de la guerre, à la confection de la charpie qu'au début on dut utiliser pour les soins des blessés, dans la crainte de manquer d'objets de pansements. Après avoir procédé à ces différentes organisations, la Commission eut la satisfaction de se voir offrir plusieurs concours qu'elle n'avait pas escomptés.

Ce fut, d'abord, celui de M Mathilde Duré et de ses deux nièces, M"es Claire et Camille Duré qui, avec un dévouement digne d'éloges, organisèrent une ambulance, de 40 lits dans le pensionnat de jeunes filles qu'elles dirigeaient avant la guerre, et en prirent la direction avec le concours de médecins militaires.

Ce fut ensuite celui de Mmc et M. Paul Couillard, administrateur-directeur de la Laiterie Saint-Hubert, qui organisèrent dans leur propre habitation, et à leurs frais, une ambulance de 12 lits pour petits blessés. Delalle, boulanger à Nancy, voulut bien apporter sa contribution à l'oeuvre de nos blessés de guerre, en offrant généreusement le pain nécessaire au fonctionnement de cette petite ambulance.

Au début, mais pendant quelques semaines seulement, l'ambulance reçut un peu plus d'extension par suite de la mise à la disposition de nos blessés, par M. Le service médical fut confié à des médecins militaires.

Ce fut, enfin, le concours de Mn,c la Supérieure générale de la Congrégation des Soeurs de Saint-Charles, qui ouvrit dans une dépendance de sa Maison mère une ambulance de 80 lits. Elle y fut aidée, au point de vue médical, par des médecins militaires et Mlle Joséphine Mondlange, externe des hôpitaux. Toutes ces organisations avaient eu pour effet l'installation, par nos hospices et leurs annexes, de 2. Pendant que chacune d'elles s'oi'ganisait intérieurement, le directeur-économe, M.

Brousse, et son chef de bureau de l'économat, M. Marcel Gauguery, aidés par un personnel extrêmement réduit, les dotaient de tout le matériel qui leur faisait défaut et qu'ils se procuraient par voie de réquisition qui avait été momentanément concédé, à la Commission. Des stocks alimentaires de toutes sortes y furent en outre accumulés, de façon à mettre ces diverses formations à l'abri de la disette, en cas de troubles dans le fonctionnement des transports et de l'épuisement des approvisionnements de la A'ille.

Une organisation administrative locale fut en outré improvisée dans chacune d'elles par la création de bureaux militaires, avec le concours volontaires de plusieurs de nos concitoyens, notamment de MM.

Pierron, directeur d'assurances ; capitaine en disponibilité Woelflin; Casimir Sehmilt, représentant de commerce; Goetchy, direcd'assurances, et abbé Masson, aumônier de l'Hôpital Villemin. Nous avons parlé de la précieuse collaboration que la Commission reçut du corps des professeurs de la Faculté de Médecine et de certains médecins de la ville.

Mais nous devons aussi relater au prix de quelles difficultés l'organisation des services médicaux fui créée et complétée par des concours étrangers à la localité. Cette question des plus importantes lui l'objet d'une étude approfondie. Tous nos chefs de service en âge d'être mobilisés, tous nos professeurs agrégés, tous nos chefs de clinique, tous nos internes el externes en médecine, sauf deux ajournés et deux dames, avaient été touchés par la mobilisation.

De plus, nos — 12 - chefs de service non mobilisables avaient depuis longtemps pris des engagements vis-à-vis de la Société de Secours aux Blessés et de l'Union des Femmes de France, en vue d'assurer en cas de guerre la direction de leurs hôpitaux auxiliaires. Tel était le jour angoissant sous lequel se posait, à la déclaration de guerre, le problème médical.

La Commission, comme nous l'avons déjà écrit, en conféra avec M. Il convoqua immédiatement tous ses collègues non mobilisés à une réunion à laquelle assista M. Bien qu'engagés déjà comme médecins-chefs de différentes formations, MM. On décida en outre de faire appel à la collaboration des médecins de la ville. C'est ainsi, comme nous l'avons déjà relaté, que M.

Maringer et que MM. Ces premières dispositions n'avaient toutefois pas permis de rassurer la Commission administrative et nos professeurs. On s'était rapidement rendu compte que si tous les lits organisés étaient occupés, il serait matériellement impossible de répondre à tous les besoins. Cette crainte était, également partagée par M. Guyot, président de la Société de Secours aux Blessés militaires, qui l'avait exprimée de son côté.

Il fallait donc envisager des mesures radicales pour- obvier à une situation qui fatalement, à un moment donné, pouvait devenir fort critique. Dans ce but, il fut décidé que des démarches seraient faites tant auprès des autorités militaires que de M.

La Société de Secours aux Blessés s'adressa de son côté à son Comité central de Paris pour lui signaler l'embarras dans lequel elle se trouvait à Nancy. Toutes ces démarches ne furent pas vaines, car dès le 10 août, arrivèrent à Nancy plusieurs médecins et un certain nombre d'étudiants de la Faculté de Médecine de Paris.

C'est ainsi que nous avons obtenu entre autres collaborations, celle si utile et si précieuse de M. Leveuf, prbsecteur, qui remplit pendant plusieurs mois à l'Hôpital civil les fonctions de chirurgien-résidant, et de M. Frucht, sujet russe, interne des Hôpitaux de Paris. La Commission trouva encore un concours des plus dévoués auprès des chirurgiens-dentistes de Nancy, et notamment de MM.

Mériam, Skosowsky, Guidon et Martin-Douyat. Dès la déclaration de guerre, la Commission dut encore s'assurer une importante provision de sérum antitétanique et rencontra pour cela, malgré l'active intervention de M.

Enfin, en réponse à un appel qu'elle avait lancé, la Commission administrative vit affluer de toutes parts les dons généreux de nos concitoyens vêtements, béquilles, objets de pansements, etc. Un tailleur de Nancy, M. Arnould-Masson, vint organiser généreusement à l'Hôpital civil, avec des ouvriers tailleurs volontaires, cinq ouvroirs pour raccommoder les effets des blessés et des malades.

Plusieurs personnes nous offrirent leur voiture automobile pour le transport des blessés, notamment M. Rollin, entrepreneur de fumisterie ; M. Schoumacker, administrateurdirecteur de la Société des Docks de l'Alimentation, et plus particulièrement encore M. Ajoutons ici que, dès les premiers jours du mois d'août, M. Léon Mirman, directeur de l'Assistance et de l'Hygiène publiques au ministère de l'Intérieur, étant venu remplacer comme préfet de Nancy, M.

Reboul, dont l'état de santé était ébranlé depuis longtemps déjà, réserva à l'Hôpital civil une de ses premières visites. Léon Mirman s'en montra très satisfait et assura la Commission de son appui le plus bienveillant et le plus entier, en toutes circonstances. Le 10 août, notre organisation de guerre était ainsi terminée et la Commission en informait M. Pendant les batailles du Grand-Couronné. Dès la période de tension diplomatique de fin juillet, Nancy avait vu successivement partir en tenue de campagne, pour une destination alors inconnue, ses beaux régiments dont elle était si fière!

Ils étaient allés former à la frontière lorraine le rempart d'acier qui devait permettre à la mobilisation de s'effectuer méthodiquement. Les réserves dû 20e corps appelées le 31 juillet, par anticipation à la mobilisation générale, trouvèrent de ce fait les casernes prêtes à les recevoir. Deux jours plus tard, elles quittaient à leur tour Nancy pour rejoindre au poste d'honneur les régiments de l'armée active qui les avaient devancées.

Qui ne se souvient des scènes émouvantes d'enthousiasme patriotique que le passage de ces troupes suscitait à Nancy! Ces braves soldats, répondant — lo — à l'appel de la Nation, partaient gaiement au combat, fiers d'aller défendre leur Pays!

A leur passage, la population les couvrait de fleurs, leur distribuait du tabac, des gâteaux, des bonbons, et leur donnait à boire. La guerre déclarée, nous ne vîmes arriver les premiers blessés que le 16 août. Nos troupes, en effet, dans l'ivresse d'un ardent patriotisme, avaient tout d'abord pris leur marche en avant. Elles avaient mis le pied sur le sol sacré de notre Lorraine et de notre Alsace annexées et, pour les arracher à leurs oppresseurs, s'étaient bravement portées à leur conquête!

Malheureusement, les déboires que devant un ennemi supérieur en nombre les armées belges et françaises subirent dans le Nord, eurent rapidement leur répercussion sur notre front. L'ennemi, en effet, arrêta nos troupes sur des positions de longue date organisées et passa à l'attaque. Ce fut alors la retraite de Morhange et le repli de nos armées de Lorraine sur le Grand-Couronné. Le spectacle pénible de la retraite se fit sentir jusque dans les faubourgs de la ville, où nous vîmes arriver les ambulances, le train des équipages, le service des subsistances, etc.

Un autre spectacle non moins attristant s'offrit à nos yeux. Sous la menace du canon, devant l'incendie criminel de leurs villages et de leurs biens, nos malheureux compatriotes des villages lorrains s'enfuyaient vers notre ville pour y trouver un refuge. Pressés par l'approche de l'ennemi, ils avaient dû quitter la terre natale, emportant quelques paquets faits à la hâte, traînant leurs enfants derrière eux, portant dans leurs bras les plus petits. Ils arrivaient à Nancy exténués de fatigue, excitant la plus profonde compassion.

C'est alors que se forma immédiatement pour les recevoir et s'occuper d'eux, avec le concours des personnalités nancéiennes, un comité dont la présidence fut confiée à notre collègue, M.

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Albert Jambois. La Commission administrative dut à cette époque se priver d'un de ses membres actifs. Le maire de Nancy, M. Laurent, ayant rejoint son poste aux armées, un de ses adjoints, M. Gustave Simon, administrateur des Hospices, fut appelé par la confiance de ses collègues au Conseil municipal à la première magistrature de la Cité. Au sein de la — 16 Commission, il fut remplacé par M. Stéphane François, qui, quelques années auparavant, en avait déjà fait partie.

Nous étions alors dans la seconde quinzaine du mois d'août et le général de Castelnau, qui avait reçu le commandement de nos armées de Lorraine avait décidé d'arrêter son repli sur les positions du Grand-Couronné ; puis, à son tour, avait accepté le combat. C'est à ce moment que commencèrent les batailles qui couvrirent Nancy, et qu'arrivèrent nos premiers grands blessés. La Commission administrative, dans une innovation heureuse, avait aménagé la salle de jour des convalescents de l'Hôpital civil en salle de réception des blessés et de premier pansement.

Cinq tables d'opérations y avaient été installées, tandis que tout autour des cloisons vitrées, des tables avaient reçu tous les objets de pansements et les instruments de chirurgie nécessaires. Cette salle où se faisait le triage et se donnaient les premiers soins rendit les plus grands services.

Grâce à elle, jamais un blessé n'est entré directement dans nos grandes salles d'opérations, qui ont ainsi pu être réservées aux opérations proprement dites, sans encombrement ni contamination. Pendant les journées héroïques des batailles du GrandCouronné, nos hôpitaux ont vécu des instants tragiques : les blessés arrivaient par et par jour, au point que nos formations et celles des Sociétés de la Croix-Rouge ne savaient où les loger.

Il fallait de tous côtés faire des prodiges de dévouement pour faire face à la situation. Dans l'encombrement où- nous nous trouvions, nous devions parfois coucher les blessés sous les galeries et sur les pelouses des jardins, en attendant de pouvoir les nettoyer, les panser et les coucher. Le Service de Santé nous faisait alors procéder quotidiennement à l'évacuation de tous les hospitalisés transportables dès qu'ils étaient pansés et un peu réconfortés. Au cours d'un de ces transferts il ne fut pas évacué moins de 1.

Pendant ces heures de douloureuse angoisse, parmi cette foule de soldats, tous assez gravement atteints, dont beaucoup, hélas! Nous voyons encore toutes ces jeunes filles qui, jusqu'alors, n'avaient connu de la vie que le côté riant, qui, appartenant aux familles les plus aisées de Nancy, , avaient été elles-mêmes gâtées par leurs parents et soignées par leurs domestiques, se faire volontairement les humbles servantes de nos héros, parcourant les files de brancards, distribuant avec leur aimable sourire la nourriture et les encouragements, puis d'autres défaire les chaussures boueuses et laver délicatement les pauvres pieds endoloris!

Nous insistons sur ce tableau parce qu'il fut admirable ; parce que nous pouvons affirmer hautement que le dévouement de la femme lorraine fut à la hauteur des services que le pays pouvait attendre d'elle.

Tout le monde, dans nos hôpitaux, a. Bien que nous ayons souvent reçu de très décourageantes nouvelles, nous pouvons pourtant dire, non sans fierté, que jamais, dans notre personnel, nous n'avons eu une seule défaillance à déplorer.

Chacun a donné ses services dans la mesure de ses forces et de ses capacités. Il n'est pas possible de citer tout le monde ici, mais nous croirions manquer à notre devoir si nous ne citions pas le nom de Celle qui pendant toute cette époque troublée fut l'âme veillante et agissante de nos hôpitaux, la bonne fée qui pensait à tout, qui pour tous, soldats ou civils, avait toujours à la bouche la parole qui encourage et qui console.

Le dévouement de nos professeurs, celui de nos médecins A'olontaires, de nos internes et de nos externes, ne fut pas moins grand.

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Nous ne pouA'ons dire qu'une chose: c'est qu'il fut digne des plus grands éloges. Chacun donna ses soins à nos blessés avec une haute conscience professionnelle. Nos professeurs se sont, au cours de ces moments tragiques, montrés les dignes maîtres de la Faculté de Médecine dont ils maintiennent noblement le renom. C'est ainsi qtte M. Volontairement nous ne parlons pas de M: le professeur Weiss, et de MM. Pendant ce temps, sous la mitraille, nos Vaillants défenseurs disputaient pas à pas à l'ennemi notre sol lorrain.

Lés batailles se poursuivaient avec rage devant Nancy avec, pour notre armée, des alternatives d'avance et de recul. Parfois les bruits les plus contradictoires circulaient. Tels blessés ayant A7U les troupes de leur secteur en bonne position rapportaient de la bataille une impression laVorable. Tels autres, s'étant trouvés dans un secteur moins avantagé, rapportaient l'impression contraire.

L'ennemi, en effet, eiiA'ùyait sur nos troupes une véritable rafale de fer et de feu, et recevait sans arrêt des renforts, ne négligeant rien pour arriver à Nancy, enjeu de la bataille. Malgré la vaillance de nos soldats et toute la confiance qu'il plaçait en eux, le général de Caslelnau avait dû toutefois prendre certaines dispositions en vue d'une retraite éventuelle.

C'est alors que nous Aimes évacuer nos gares de Nancy et de Jarville ; les bateaux du port Saint-Georges reçurent l'ordre de reculer sûus les forts de Toul ; les avions du parc de Villers et les dépôts d'automobiles quittèrent Nancy et le service des postes se replia. Nous deA'ons relater ici un incident — non des moins regrettables — qui se produisit dans la nuit du 22 au 23 août dans deux de nos hôpitaux.

Le Service de Santé avait adjoint à nos chefs de service plusieursjeunes médecins militaires appartenant au Nous croyions pouvoir compter sur leur concours assidu quand, au cours de la nuit que nous venons de citer, ces messieurs, affolés sans doute par la crainte de l'invasion ennemie, vinrent en hâte, entre minuit et deux heures du matin, aux hôpitaux auxquels ils étaient affectés l'hôpital Marin et celui de l'ancien GrandSéminaire , pour luire évacuer tous les malades.

Ils tinrent un tel langage au personnel de ces formations que ce dernier crut à l'approche soudaine des Allemands, et être devant une mesure d'évacuation ordonnée. Sans même prévenir le médecin-chef, M. Quand nous apprîmes ce qui venait de se passer, nous ne sûmes à quoi attribuer cette mesure, aLtendu que nous n'avions reçu aucun ordre d'évacuation pour nos hôpitaux.

Le canon tonnait aA'ee rage et nous n'avions pas plus de nouA'elles de la bataille que nous n'avions reçu d'instructions de la Place de Nancy. Toute la nuit, se passa 20 ainsi dans l'inquiétude et la perplexité, et. Lé fait n'eût été que comique si malheureusement, parmi ces pauvres soldats, il ne s'en était trouvé un certain nombre de très gravement malades, auxquels ce. Nous n'insistons pas davantage sur ce déplorable incident, mais aj outons cependant que, dès le lendemain matin, la Commission administrative, estimant qu'elle ne pouvait encourir la responsabilité d'actes aussi regrettables, adressa une lettre de protestation à M.

Une enquête fut ordonnée par l'autorité militaire. Quelles sanctions amena-t-elle? Nous ne les sûmes jamais! Au bout de quelques jours, nos médecins majors revinrent prendre possession de leur poste ; mais, hélas! Pendant les journées qui. La journée du 4 septembre fut marquée par un événement douloureux jusqu'alors inconnu.

Nancy reçut le baptême du feu. Les Boches vinrent, en effet, par aA'ion, Arers midi et demi, jeter des bombes sur la place de la Cathédrale, faisant 2 tués et 6 blessés. Nous ne nous doutions pas alors que ce premier attentat criminel, n'était pour Nancy que le prélude de quatre années et demie de dures épreuA'es! Au cours des premiers jours de septembre, la lutte atteint son maximum de développement et d'intensité. Le Kaiser, paraît-il, était à la frontière, regardant se dérouler la bataille et attendant que ses troupes lui eussent ouvert une brèche pour faire à Nancy son entrée triomphale.

Erreur grossière; le Kaiser aATait sous-estimé la A-aleur de nos soldats! Malgré l'acharnement, de l'ennemi, le général' de Castelnau et ses poilus tenaient bon, Amance ne cédait pas! Sollicitant, pour enterrer leurs morts, un armistice de vingt-quatre heures qui leur fut - 'èi - accordé, ils en profitèrent pour avancer rapidement deux pièces de canons, l'une près de l'étang de Brin, l'autre près de RéméréA'ille. C'est de ces deux points que, dans la nuit du 9 au 10 septembre, ils envoyèrent 80 obus sur Nancy, faisant 8 morts et 9 blessés.

Qui de nous ne se souA7ient de cette tragique soirée d'automne! Quand, Arers 11 h. Le sifflement et le craquement des obus se mêlaient au roulement du tonnerre pendant que la pluie tombait à torrent. On apercevait en outre à quelques kilomètres de là, dans la direction de Crévic, des rougeurs qui s'éleAraient ; elles étaient le reflet d'incendies allumés par la main sauvage des Boches.

Ce premier bombardement par canon nous surprit un peu ; mais, sans perdre un instant, nous descendîmes en hâte, tous nos blessés et nos malades dans les caAres, ce qui fut un énorme travail, en raison de l'encombrement de nos hôpitaux.

Le bombardement provoqua aussi plusieurs incendies à Nancy, dont l'un d'eux éclairait nos pavillons en façade de la rue de la Prairie, augmentant ainsi l'aspect lugubre de cette nuit d'épouvante. Le calme étant revenu, les blessés nous arrivèrent. Après les avoir pansés, nous les fîmes coucher dans nos sous-sols, pour les mettre eux aussi en sécurité, dans la crainte d'une reprise du bombardement.

A peine l'ennemi aA-ait-il fini de tirer sur Nancy, alors que nos pièces contrebattaient encore énergiquement les canons boches qui nous avaient bombardés, tout notre personnel, dans un bel élan d'insouciance peut-être un peu excessif, était déjà dans nos cours pour Aroir si quelque obus n'avait pas atteint tel ou tel coin de nos établissements. Vers 2 heures du malin, les rues regorgeaient de monde ; tout Nancy était sorti pour A-oir les dégâts et commenter l'événement.

Personne cependant ne s'expliquait pourquoi et. L'ennemi av7ait-il avancé? Avait-il allongé son tir au point de nous atteindre avec quelque pièce dont nous ignorions encore la portée? Chacun plaçait son mot et chacun interprétait à sa façon! Nous fûmes cependant tranquillisés de bonne heure le matin, quand le général Léon Durand, qui secondait le général de — 22 — Castelnau deA7ant Nancy, eut adressé aux habitants sa fière et brève proclamation, dans laquelle il demandait à tous les Nancéieus de faire confiance à ses troupes!

Le bombardement eut pour résultat de faire ordonner, dès le 10 septembre, l'évacuation générale de presque tous les militaires en traitement dans les formations de la ville. Le Service de Santé tint, en effet, à mettre à l'abri de nouveaux bombardements, toujours possibles, tous les hospitalisés transportables.

Nous évacuâmes ainsi sans arrêt, pendant toute la journée du 10 septembre, de 8 heures du matin à G heures du soir. Enfin, après plus de trois semaines de batailles déroulées à nos portes, du succès desquelles dépendait le sort de notre A'ille, nous apprîmes un soir que le Boche lâchait pied!

Le 11 septembre, M. Vaincu sur la Marne, comme sur le Grand-Couronné, l'ennemi battait en retraite sur toute la ligne. La France était sauvée et Nancy restait inviolée! Il est impossible d'exprimer quel soulagement et quelle joie nous causa cette grande A'ictoire de nos armées! Derrière nos vaillants défenseurs, nous nous sentions désormais à l'abri de l'invasion! Après les victoires de la Marne et du Grand-Couronné A cette époque, commença pour notre front de Lorraine une assez longue période d'accalmie.

Il nous fallut alors songera mettre au point notre organisation de guerre, créée hâtivement à la mobilisation et qui venait d'être mise durement à l'épreuve par les combats des semaines écoulées.

Techniquement, nos hôpitaux restaient attachés à l'armée de Lorraine, qui prit vers cette époque la dénomination de D- A, L. Au cours de l'année , arriva notamment à Troyes un directeur particulièrement aimable et déA7oué, M. Nos relations avec la Chefferie de la Place de Nancy furent aussi faciles que celles que nous avions aA7ec la Direction de Troyes.

Peu après son installation, il reçut comme adjoint un Nancéien, M. Ces Messieurs ayant eu à créer leur chefferie de toute pièce, trouvèrent dans les hospices ciA7ils et les sociétés de la Croix-Rouge, l'aide matérielle et morale qui leur permit, de mener à bien une tâche qui fut parfois très ardue.

Si au début il se produisit entre eux et certaines formations quelques légers froissements, presque inévitables dans la création d'un service auquel devaient s'adapter tant d'organisations différentes, ces froissements ne furent que bien éphémères, et c'est à peine s'ils méritent d'être relatés, tant, par la suite, nos relations av7ec eux furent empreintes d'une courtoisie parfaite et d'une confiance mutuelle.

Après leur retraite de septembre, les Boches s'élant terrés, inaugurant la guerre de tranchée, il fallait songer à voir — 24 — s'étendre la durée des hostilités au delà des prévisions premières et à s'organiser en conséquence, attendu que l'hiver approchait. La chaleur accablante qui avait sévi pendant l'été écoulé, jointe au surmenage du début de la campagne, avait épuisé bon nombre de nos poilus encore peu entraînés à d'aussi dures fatigues.

Des épidémies de grippe, de rougeole, de scarlatine, de dysenterie, de fièA7re typhoïde, etc. C'est alors qu'on put apprécier comme il convenait le précieux secours qu'offrit l'hôpital Villemin. Avec le concours de quelques collaborateurs Arolontaires, de celui des dévouées soeurs de Saint-Charles et de quelques dames infirmières bénévoles, M.

Travail surhumain, quand on songe aux multiples soins que réclame cette catégorie de malades! De son côté, à l'hôpital Marin, M. Il est impossible d'exposer ici tout le labeur qui, sans bruit, s'accomplit dans cette humble maison!

Paul Couillard. Ayant dû, à l'approche de l'hiver, solliciter du Service de l'Intendance la mise à notre disposition d'un important stock de couvertures et couA7re-pjeds de l'arméépour compléter l'installation de nos lits militaires, nous reçûmes satisfaction immédiatement et pûmes ainsi, grâce aussi aux provisions dé combustibles constituées dès le début de la guerre, faire face à l'hiver qui fui particulièrement froid.

Nous ne nous m étendrons pas ici sur la façon dont nous aArons pu constituer ces stocks de charbon. Nous reviendrons sur cette question dans un chapitre spécial, où nous traiterons les difficultés économiques et financières rencontrées pendant la guerre. Nous devons relater, par contre, qu'au cours de nos travaux quotidiens, nous avons souA'ent eu le plaisir de recevoir la A7isite de M. Pendant les batailles du Grand-Couronné, Mme et M.

Île De France Gangsta, vol. 01

Mirman ont tenu à apporter très souvent à nos blessés leurs félicitations et le réconfort dé leurs bonnes paroles. Nous n'oublions pas tout spécialement avec quelle touchante attention ils vinrent un jour offrir des fleurs aux premiers officiers que nous reçûmes à la Pension Bon-Secours. Puis, par la suite, notre maison devint un peu la leur.